Le Coin Prière

Fête de Saint Vincent de Paul

25 septembre 2020

27 septembre 2020, Paroisse Saint Vincent de Paul SARTROUVILLE

Né le 24 avril 1581 à POUY (aujourd’hui Saint-Vincent de Paul). Mort le 27 septembre 1660 à Paris

Conférence de Saint Vincent de Paul aux missionnaires de la Charité

Il ne me suffit pas d’aimer Dieu, si mon prochain ne l’aime pas de même.

Notre vocation est d’aller enflammer le cœur des hommes, de faire ce que fit le Fils de Dieu, Lui qui vint porter le feu dans le monde pour l’enflammer de son amour. Que pouvons-nous désirer d’autre sinon qu’il brûle et consume tout ?

Il est donc vrai que je suis envoyé non seulement pour aimer Dieu, mais pour le faire aimer.

Il ne me suffit pas d’aimer Dieu, si mon prochain ne l’aime pas de même. Je dois aimer mon prochain, fait à l’image de Dieu et objet de son amour, et tout faire, pour qu’à leur tour, les hommes aiment leur Créateur qui les reconnaît et les considère comme ses frères, qu’il a sauvés ; et faire en sorte que, par la charité réciproque, ils s’aiment les uns les autres par amour de Dieu, qui les a aimés jusqu’à abandonner à la mort son propre Fils pour eux. C’est cela mon devoir.

Et bien, s’il est vrai que nous sommes appelés à porter au loin et à proximité l’amour de Dieu, que nous devons en enflammer les nations, si notre vocation est d’aller répandre ce feu divin dans le monde entier, s’il en est ainsi, dis-je, s’il en est vraiment ainsi, mes frères, combien me faut-il moi-même brûler de ce feu divin !

Comment donner la charité aux autres, si nous ne l’avons pas entre nous ? Observons si nous l’avons, non pas en général, mais si chacun l’a en soi, s’il l’a à la mesure nécessaire ; parce que si elle n’est brûlante en nous, si nous ne nous aimons pas les uns les autres comme Jésus Christ nous a aimés et si nous n’accomplissons pas d’actes semblables aux siens, comment pourrions-nous espérer diffuser un tel amour sur toute la terre ? Il n’est pas possible de donner ce que l’on n’a pas.

Le devoir de la charité consiste précisément à faire aux autres ce que l’on voudrait raisonnablement qu’ils nous fassent. Est-ce que je fais vraiment pour mon prochain ce que je voudrais qu’il me fasse ?

Observons le Fils de Dieu. Il n’y a que Notre Seigneur, qui soit si épris de l’amour pour les créatures qu’Il a laissé le trône de son Père, pour venir prendre un corps soumis à l’infirmité.

Et pourquoi cela ? Pour établir entre nous, par sa parole et son exemple, la charité du prochain. C’est cet amour qui l’a crucifié et a accompli l’œuvre admirable de notre rédemption.

Si nous avions un peu de cet amour, resterions-nous les bras croisés ? Oh ! non, la charité ne peut pas rester désœuvrée, elle nous pousse à procurer le salut et le soulagement aux autres.

Prière de Saint Vincent de Paul à Jésus

« Ô Dieu Sauveur, je T’en prie, donne-nous l’humilité, Toi qui a toujours cherché la gloire de Ton Père aux dépens de ta propre gloire, aide-nous à renoncer une fois pour toutes à nous complaire en vain dans les succès.

Délivre-nous de l’orgueil caché et du désir que les autres nous estiment. Nous Te supplions, Seigneur miséricordieux, de nous donner l’esprit de pauvreté.

Et si nous devons avoir des biens fais que notre esprit n’en soit pas contaminé, ni la justice blessée, ni nos cœurs embarrassés.

Ô Seigneur, Tu es venu nous apprendre à aimer notre prochain comme nous-mêmes.

Tu nous as montré, par ta vie, que le service des pauvres est préférable à tout. Aide-nous à comprendre que ce n’est point Te quitter que de Te quitter pour eux. Toi qui as voulu être pauvre, Tu te révèles dans les pauvres.

En eux, Seigneur, nous Te rencontrons, en les servant, nous Te servons. Amen. » 

Monsieur Vincent n’oubliera jamais que, quand il était petit, il gardait les porcs dans la campagne landaise. Il en rougissait à l’époque et s’il voulut devenir prêtre, ce fut surtout pour échapper à sa condition paysanne. Plus tard, non seulement il l’assumera, mais il en fera l’un des éléments de sa convivialité avec les pauvres et les humiliés. A 19 ans, c’est chose faite, il monte à Paris parce qu’il ne trouve pas d’établissement qui lui convienne. Le petit pâtre devient curé de Clichy un village des environs de Paris, aumônier de la reine Margot, précepteur dans la grande famille des Gondi. Entre temps, il rencontre Bérulle qui lui fait découvrir ce qu’est la grâce sacerdotale et les devoirs qui s’y rattachent. Il appellera cette rencontre « ma conversion ». 

Il renonce à ses bénéfices, couche sur la paille et ne pense plus qu’à Dieu. Dès lors son poste de précepteur des Gondi lui pèse. Il postule pour une paroisse rurale à Châtillon-les-Dombes et c’est là qu’il retrouve la grande misère spirituelle et physique des campagnes françaises. Sa vocation de champion de la charité s’affermit. Rappelé auprès des Gondi, il accepte et enrichit son expérience comme aumônier des galères dont Monsieur de Gondi est le général. Ami et confident de saint François de Sales, il trouve en lui l’homme de douceur dont Monsieur Vincent a besoin, car son tempérament est celui d’un homme de feu.  Pour les oubliés de la société (malades, galériens, réfugiés, illettrés, enfants trouvés) il fonde successivement les Confréries de Charité, la Congrégation de la Mission (Lazaristes) et avec sainte Louise de Marillac, la Compagnie des Filles de la Charité.

Plus que l’importance de ses fondations, c’est son humilité, sa douceur qui frappe désormais ses contemporains. Auprès de lui chacun se sent des envies de devenir saint.

Il meurt, assis près du feu, en murmurant le secret de sa vie: « Confiance ! Jésus ! ». 

NOMINIS, site de la conférence des Évêques de France



Journée mondiale du migrant et du réfugié

À l’occasion de la Journée mondiale du migrant et du réfugié, dimanche 27 septembre 2020, Antoine Paumard, jésuite, directeur de JRS France (Jesuit Refugee Service), nous invite à pratiquer l’hospitalité avec une joyeuse créativité.

Comment pratiquer l’hospitalité envers les personnes migrantes ?

Spontanément, on associe l’hospitalité au fait d’ouvrir sa porte. Plus globalement, l’hospitalité désigne une posture bienfaisante. On parle ainsi de l’hospitalité d’un visage. Je crois qu’il peut y avoir une manière un peu culpabilisante de parler de l’hospitalité et chacun doit faire selon ses forces. Certains ne se sentent pas capables d’ouvrir leur porte à un étranger. Souvent, on peut les rassurer en leur montrant qu’il y a d’autres manières de vivre l’hospitalité évangélique qui ne demande pas forcément d’accueillir quelqu’un chez soi. Beaucoup de petits gestes peuvent précéder l’accueil chez soi. Ils créent un réseau d’hospitalité ou de fraternité.

Quels sont ces petits gestes ?

Dans son message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2020, le pape François parle de « nous rendre leurs prochains » comme le bon Samaritain dans la parabole. Cette expression est intéressante. Comment est-ce que je me fais le prochain de quelqu’un ? Par un sourire, une aumône, des maraudes, une manière de me poser et de parler à une personne dans la rue ou dans les transports en commun… Il y a toute une gamme de petits gestes qui sont fondamentaux pour changer la société.

Quels sont les freins à l’hospitalité ?

Aujourd’hui, la crise sanitaire va à l’encontre de ces gestes d’ouverture. Je pense qu’il est important de se demander comment les gestes barrières peuvent me fermer à l’hospitalité, et comment l’éviter. Au tout début, quand je portais le masque, j’avais le regard rivé au sol. Peu à peu, j’ai relevé la tête et commencé à regarder autour de moi. Nous pouvons tous faire ce choix de ne pas fuir du regard. Paradoxalement, le port du masque nous invite à regarder les gens dans les yeux. J’ai vécu ainsi de très beaux échanges de regard, intenses, qui m’ont beaucoup surpris. Quand nous nous asseyons dans une église pour la messe, nous pouvons faire un petit geste de la main ou de la tête aux personnes assises à côté pour leur signifier que nous les avons vues… Cela peut sembler naïf, mais je crois qu’il s’agit de prendre de vraies décisions intérieures pour préserver un esprit d’ouverture et d’hospitalité.

Comment les personnes de votre réseau d’accueil JRS Welcome vivent-elles la pandémie ?

En toute franchise, quand le confinement a été instauré, je me suis dit que c’était la fin de JRS Welcome, notre réseau d’accueil. Mais c’est l’inverse qui s’est produit. Nous comptons 1 700 à 2 000 familles d’accueil et nous accueillons 250 à 300 personnes en ce moment. Les accueillants ont pris conscience que leur monde pouvait se refermer. Étonnamment, cette crise sanitaire les a motivés encore plus pour accueillir chez eux un demandeur d’asile ou un réfugié. C’est une bonne nouvelle car dans la situation actuelle, cet accueil est vital pour les migrants qui sont encore plus perçus comme des personnes menaçantes par la société en général. Or, être accueillis dans une famille, une colocation, une communauté religieuse, est un levier profond pour leur intégration. Comment peut-on se sentir d’un pays si l’on n’est jamais entré chez les habitants de ce pays, si l’on n’en connaît que les centres d’hébergement d’urgence ? On ne peut pas se préparer à l’intégration dans ces conditions-là.

Quel texte de la Bible vous parle plus particulièrement d’hospitalité ?

La Visitation. Marie parcourt plusieurs kilomètres pour partager sa joie avec sa cousine Élisabeth. Ces deux femmes qui se connaissent sont transformées par leur maternité en germe. Je crois que l’accueil de l’autre permet de se découvrir soi-même. Dans ma communauté, nous avons accueilli deux personnes qui ne parlaient pas encore bien français. Nous nous étions mis d’accord pour que tous les jours l’un de nous ait une conversation avec l’un ou l’autre. Certains compagnons non francophones qui apprenaient le français se sont tout à coup retrouvés en position de professeur. Cela les a beaucoup encouragés. Je pense encore à un Iranien qui est resté avec nous pendant tout le confinement. Il avait exercé plusieurs petits boulots, dont celui de professeur de fitness. Tous les deux ou trois jours, il invitait toute la communauté à faire des exercices. Grâce à lui, nous nous sommes rendu compte que notre communauté était un corps sportif !

Jésus lui-même a compris au fur et à mesure que l’étranger faisait partie de sa mission. Est-ce une invitation pour tout chrétien à faire de même ?

Dans la lettre aux Hébreux (chapitre 13), il est écrit : « N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges. » Cette hospitalité peut être offerte à une personne âgée, une personne de la rue ou en situation de handicap, un étranger. Parfois, il est plus difficile d’accueillir à déjeuner une cousine que l’on n’aime pas qu’un demandeur d’asile pendant six semaines. Il y aurait un risque de réserver l’hospitalité à l’accueil de l’étranger. En revanche, pourquoi est-il important d’accueillir l’étranger ? Parce que cela nous sort d’une forme de confort et vient interroger les moments où nous ouvrons notre porte sans être hospitaliers, où nous accueillons par convenance, devoir ou politesse. Les migrants nous appellent à une vigilance dans l’accueil de chacun, y compris dans notre propre famille. De la même façon que nous disons au moment du Notre Père « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », nous pourrions demander : « Accueille-nous comme nous accueillons celui qui nous est le plus étranger. »

Accueillir l’étranger et accueillir Dieu seraient donc liés ?

Oui, l’accueil du plus étranger, dans l’effort et le dépouillement qu’il nécessite, dit quelque chose de notre ouverture à Dieu. Au début de son message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2020, le pape François rappelle l’épisode de la fuite en Égypte quand Marie et Joseph ont fui avec Jésus les persécutions d’Hérode… Cette image est puissante. Quand nous accueillons l’étranger, nous accueillons le Christ. Il est présent en chacune des personnes, mais en particulier dans ceux qui fuient, ceux qui ont faim… Il nous est donc demandé de faire preuve d’une ouverture et d’un amour plus grands que vis-à-vis de ceux qui nous ressemblent. Quand nous acceptons de faire ce pas, nous nous conformons au Christ et nous apprenons qui il est. Nous agrandissons notre connaissance de Dieu.

Propos recueillis par Florence Chatel

Thème et prière du pape François pour cette journée

Contraints de fuir comme Jésus-Christ

PRIÈRE

Père, tu as confié à saint Joseph ce que tu avais de plus précieux : l’Enfant Jésus et sa mère, pour les protéger des dangers et des menaces des mauvais.
Accorde-nous aussi de ressentir sa protection et son aide. Lui qui a éprouvé la souffrance de ceux qui fuient à cause de la haine des puissants, fais qu’il puisse réconforter et protéger tous ces frères et sœurs qui, poussés par les guerres, la pauvreté et les nécessités, quittent leur maison et leur terre pour se mettre en chemin et chercher refuge vers des lieux plus sûrs.

Aide-les, par son intercession, à avoir la force d’aller de l’avant, le réconfort dans la tristesse, le courage dans l’épreuve.
Donne à ceux qui les accueillent un peu de la tendresse de ce père juste et sage, qui a aimé Jésus comme un véritable fils et qui a soutenu Marie tout au long du chemin.

Lui, qui gagnait son pain par le travail de ses mains, puisse-t-il pourvoir aux besoins de ceux à qui la vie a tout pris, et leur donner la dignité d’un travail et la sérénité d’une maison.
Nous te le demandons par Jésus Christ, ton Fils, que saint Joseph sauva en fuyant en Égypte, et par l’intercession de la Vierge Marie, qu’il aima en époux fidèle, selon ta volonté.

Amen.



Contraints de fuir comme Jésus-Christ

PRIÈRE
Père, tu as confié à saint Joseph ce que tu avais de plus précieux :
l’Enfant Jésus et sa mère, pour les protéger des dangers et des menaces
des mauvais.
Accorde-nous aussi de ressentir sa protection et son aide. Lui qui a
éprouvé la souffrance de ceux qui fuient à cause de la haine des
puissants, fais qu’il puisse réconforter et protéger tous ces frères et
sœurs qui, poussés par les guerres, la pauvreté et les nécessités, quittent
leur maison et leur terre pour se mettre en chemin et chercher refuge
vers des lieux plus sûrs.
Aide-les, par son intercession, à avoir la force d’aller de l’avant, le
réconfort dans la tristesse, le courage dans l’épreuve.
Donne à ceux qui les accueillent un peu de la tendresse de ce père juste
et sage, qui a aimé Jésus comme un véritable fils et qui a soutenu Marie
tout au long du chemin.
Lui, qui gagnait son pain par le travail de ses mains, puisse-t-il pourvoir
aux besoins de ceux à qui la vie a tout pris, et leur donner la dignité d’un
travail et la sérénité d’une maison.
Nous te le demandons par Jésus Christ, ton Fils, que saint Joseph sauva
en fuyant en Égypte, et par l’intercession de la Vierge Marie, qu’il aima
en époux fidèle, selon ta volonté.
Amen.

La fuga in Egitto , Massimiliano Ungarelli 2019



Le vendredi qui suit la fête du Corps et du sang du Seigneur, nous fêtons le sacré Cœur de Jésus

19 juin 2020

Mardi, en allant visiter les CPs et les CE1s de l’école Saint-Martin, Margaux voit le sacré cœur que je porte autour du coup en pendentif et me dit que cela lui fait penser au bijou de sa mère qui dans un cœur a mis les photos de ses enfants. La fête du Sacré Cœur nous nous souvenons que Jésus porte dans son cœur tous les visages de notre humanité.  Voici quelques prières de saints au Sacré Cœur de Jésus :

Prières au sacré Cœur de Jésus

Père éternel,
je vous offre le Cœur de Jésus-Christ,
votre Fils bien-aimé,
comme il s’est offert lui-même
en sacrifice pour moi.
Recevez cette offrande que je vous fais,
comme aussi tous les désirs,
tous les sentiments,
toutes les affections,
tous les mouvements,
tous les actes de ce Sacré-Cœur.
Ils sont miens,
puisqu’il s’est immolé lui-même pour moi,
et je veux à l’avenir ne désirer que lui seul.
Recevez-les en satisfaction pour mes péchés,
et en action de grâce pour vos bienfaits.
Recevez-les
et accordez-moi par ses mérites,
toutes les grâces qui me sont nécessaires,
et surtout la grâce de la persévérance finale.
Recevez-les comme autant d’actes d’amour,
d’adoration, de louanges
que j’offre à votre divine majesté,
puisque c’est par le Cœur de Jésus
que vous pouvez être dignement honoré et glorifié. Sainte Marguerite-Marie

Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites-en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particulier que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il. Saint Claude La Colombière

Seigneur Jésus, Tu es notre Sauveur et notre Dieu !
Fais que notre regard ne se fixe jamais sur d’autre étoile que celle de l’Amour et de la Miséricorde qui brille sur ta poitrine.
Que ton Cœur soit donc, ô notre Dieu, le phare lumineux de la foi, l’ancre de notre espérance, le secours toujours offert dans notre faiblesse, l’aurore merveilleuse d’une paix inébranlable, le soleil qui éclaire nos horizons.
Jésus, nous nous confions sans réserve à ton Divin Cœur. Que ta grâce convertisse nos cœurs. Par ta miséricorde soutiens les familles, garde-les dans la fidélité de l’amour.
Que ton Évangile dicte nos lois. Que tous les peuples et les nations de la terre se réfugient en ton Cœur très aimant et jouissent de la Paix que Tu offres au monde par la Source pure, d’amour et de charité, de ton Cœur très miséricordieux.
Amen. Jean Paul II

Sacré Cœur de Jésus
Ô Cœur Sacré de Jésus,
humblement prosterné devant vous,
nous venons renouveler notre consécration,
avec la résolution de réparer,
dans un plus grand amour et une plus grande fidélité envers vous,
tous les outrages que le monde vous fait subir.
Nous prenons l’engagement :
Plus vos mystères sont blasphémés,
plus fermement nous croirons en vous,
ô Cœur Sacré de Jésus !
Plus l’impiété s’efforce d’étouffer notre espérance d’éternité,
plus nous mettrons notre confiance dans votre Cœur,
unique espoir des mortels !
Plus nombreux sont les cœurs qui résistent à votre amour divin,
plus nous vous aimerons,
ô Cœur de Jésus infiniment aimable !
Plus votre divinité est attaquée,
plus nous l’adorerons,
ô Cœur Divin de Jésus !
Plus vos lois divines sont oubliées et transgressées,
plus nous les observerons,
ô Cœur très Saint de Jésus !
Plus vos sacrements sont méprisés et abandonnés,
plus nous les fréquenterons avec amour et respect,
ô Cœur miséricordieux de Jésus !
Plus vos adorables vertus sont oubliées,
plus nous nous efforcerons de les mettre en pratique,
ô Cœur modèle de toute vertu !
Plus l’orgueil et la sensualité tendent à détruire l’esprit d’abnégation et l’amour du devoir,
plus nous nous efforcerons de nous dominer,
ô Cœur de Jésus !
Plus la loi sainte du mariage est négligée et violée,
plus nous la suivrons avec amour et fidélité,
ô Cœur Sacré de Jésus !
Plus le démon s’acharne à détruire la vie de prière et la pureté des âmes consacrées,
plus nous essaierons de garder pure la pureté, chaste la chasteté, vierge la virginité,
ô Cœur Sacré de Jésus !
Plus les mères détruisent la présence et l’image de Dieu par l’avortement,
plus nous sauverons de ces enfants encore à naître en les faisant adopter,
ô Cœur Sacré de Jésus !
Ô Cœur Sacré,
donnez-nous une grâce qui soit si forte et si puissante,
qu’elle nous permette de devenir vos apôtres au cœur du monde,
et votre couronne dans l’éternité.
Amen ! Mère Teresa

Dieu notre Père, Tu n’es pas indifférent à nous, à ce que nous vivons. Tu portes chacun de nous dans ton Cœur. Tu nous connais par notre nom et Tu prends soin de nous. Tu nous cherches même quand nous T’abandonnons. Chacun de nous T’intéresse, car ton Amour T’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Touche notre cœur ! Ouvre notre cœur, afin qu’il soit revêtu de ta Bonté et de ta Miséricorde, pour devenir en ton Fils Jésus, serviteurs des hommes. Seigneur Jésus-Christ, guéris-moi de la dureté de mon cœur. Rends mon cœur semblable au Tien : fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer sur lui-même et qui ne tombe pas dans le piège de la mondialisation de l’égoïsme et de l’indifférence. Ainsi soit-il. Pape François

Mon Dieu,
accordez-moi, pour Vous aimer,
trois cœurs en un seul.
Le premier, pour Vous,
pur et ardent comme une flamme,
me tenant continuellement en Votre Présence
et me faisant désirer parler de Vous,
agir pour Vous,
et, surtout, accueillir avec patience
les épreuves qu’il me sera donné
de devoir surmonter au cours de ma vie.
Le second, tendre et fraternel envers le prochain,
me portant à étancher sa soif spirituelle
en lui confiant Votre Parole,
en étant Votre témoin
comme en priant pour lui.
Que ce cœur soit bon
pour ceux qui s’éloignent de Vous,
et plus particulièrement encore s’ils me rejettent ;
qu’il s’élève vers Vous,
Vous implorant de les éclairer
afin qu’ils parviennent à se libérer des filets du chasseur.
Qu’il soit, enfin, plein de compassion
pour celles et ceux qui ont quitté ce monde
dans l’espérance de Vous voir face à face …
Le troisième, de bronze,
rigoureux pour moi-même,
me rendant vainqueur des pièges de la chair,
me gardera de tout amour-propre,
me délivrera de l’entêtement,
me poussera à l’abstinence
et m’incitera à me défier du péché.
Car je sais que
plus je maîtriserai les séductions de la nature,
plus grand sera le bonheur
dont Vous me comblerez dans l’éternité. Saint Benoit-Joseph Labre

« Que Vous nous aimez, ô Cœur de Jésus !

Il ne Vous a pas suffi de contenir tous les hommes, tous ces hommes si ingrats, pendant toute votre Vie, Vous avez voulu encore leur être ouvert et être blessé pour eux après Votre mort.

À tous, même aux plus indignes, votre Cœur est ouvert ; pour tous, Il a été percé ! Vous aimez tous les vivants, Vous les appelez tous à Vous, Vous leur offrez à tous le Salut jusqu’à leur dernière heure, leur dernier instant. Vous êtes venu apporter l’Amour sur la terre ; Vous êtes venu mettre au milieu de nous les Flammes de votre Cœur.

Que Vous êtes Bon ! Ayons une grande dévotion à ce Cœur Sacré de Jésus, par Lequel Dieu a allumé le feu sur la terre ! Ô mon Dieu, faites brûler ce Feu dans mon cœur et dans celui de tous les hommes ! Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)



L’Église fête le Corps du Christ (14 juin 2020) :

18 juin 2020

Après avoir éprouvé le manque d’eucharistie, l’impossibilité de communier pendant près de deux mois, voilà que nous avons pu nous retrouver notamment pour fêter le Saint-Sacrement ou appelé Fête du Corps et du sang du Seigneur ou encore fête Dieu : le Seigneur se manifeste à nous dans l’humilité du pain et du vin consacrés.

Ce jour-là nous entendons la parole de Jésus :

« Le vrai pain c’est ma chair, donnée pour la vie du monde » (Jean 6, 52)

Jésus, Fils de Dieu, prononce cette parole dans la synagogue de Capharnaüm, ville au bord du lac de Galilée où Jésus a appelé́ ses premiers disciples, le lendemain du miracle de la multiplication des pains. Elle éclaire toute l’histoire du Salut, qui est l’histoire où nous faisons l’expérience de la grâce : Dieu vient nous sauver, nous délivrer de tout mal, nous donner la Vie éternelle.

Si à la Trinité, les chrétiens annoncent au monde que Dieu est Amour, à la fête du St Sacrement, ils annoncent aux hommes que Dieu, par Amour pour nous, s’est fait chair : il a fait corps avec notre humanité́ pour la sauver, lui donner ce qui lui manquait : la Vie Éternelle.

Dieu lui-même, à travers Jésus, nous dit qui Il est : Il est Amour, Trinité. Aimer c’est faire corps avec ceux que l’on aime et se donner à̀ eux. Parce que Jésus a donné́ sa chair pour la vie du monde, désormais nous pouvons vivre de sa Vie. Et si Jésus a donné́ sa vie pour toi afin que tu ne sois jamais séparé́ de ceux que tu aimes, ni par l’éloignement ni par la mort, toi, que feras-tu pour Lui ?

Communier c’est accueillir la vie de Jésus en nous, faire corps avec le Christ en réalisant la parole de Jésus prononcée à Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi, je demeure en lui. » (Jean 6,56). Ainsi notre vie n’est plus à̀ nous-mêmes, mais à Lui qui a donné́ sa vie pour nous et la Lumière du Salut se répand dans le monde à travers nous, par notre obéissance à la volonté́ du Père, en imitant le Fils, en nous laissant guider par l’Esprit de Sainteté́.



La Sainte Trinité Rublev

9 juin 2020
L’hospitalité d’Abraham (Rublev, XVè)

« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père
et la communion du Saint-Esprit
soient avec vous tous. »

2è Lettre de Saint Paul aux Corinthiens (13,13)

Salutation du prêtre au début de la messe après le signe de Croix.

PAROLES DE JESUS

« le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. » (Jean 5, 19)

 « Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » (Jean 16,15)

« Par Lui, avec Lui et en Lui,

A toi Dieu le Père tout-puissant,

Dans l’unité du Saint-Esprit,

Tout Honneur et toute Gloire,

Pour les siècles des siècles.

AMEN »

Doxologie concluant la prière eucharistique



Bonne fête de la Trinité !

7 juin 2020

Chrétiens nous confessons un seul Dieu et en cela notre foi rejoint celle des juifs et des musulmans. 

Cependant, pour nos amis juifs et musulmans il est interdit de dire quel est le secret de Dieu. Nous ne pouvons vraiment connaître Dieu, même si nous pouvons le sentir tout proche de nous et percevoir qu’Il est Bon, Miséricordieux, Juste, … Il est au-delà de ce que nous pourrons toujours en penser ou en dire et pour cela il leur est interdit de lever le voile sur le mystère de son intimité. 

Dieu seul peut nous révéler qui Il est et c’est ce qu’Il fait en Jésus-Christ. Ce que nous ne pouvions penser ou imaginer par nous-mêmes, Dieu nous l’a fait connaître en Jésus-Christ. Et s’il y a au fond de l’homme le désir de connaître Dieu, Celui qui est à l’origine de ce désir est venu nous révéler ce mystère en nous parlant d’homme à homme à travers Jésus, le Fils de Dieu qui s’est fait chair

Un seul Dieu en 3 personnes, Dieu est Amour. Ils sont un, car comme le dit Jésus rien de ce qu’il dit ou fait, il ne le fait sans l’avoir reçu du Père, et tout ce que dit l’Esprit Il l’a reçu du Fils. « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. » (Jean 5, 19) et « Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » (Jean 16,15).

Voilà ta grâce, chrétien : tu es devenu le porte-parole de Dieu au milieu des hommes quand ceux-ci cherchent à savoir qui est Dieu. Ce que tu sais tu l’as reçu de Dieu lui-même. Ainsi Jésus dit à ses disciples : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. » (Jean15, 15)

Bonne fête à toi, ami de Jésus, ami de Dieu !  

P. Xavier

Prière de Sainte Elizabeth de la Trinité

        Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action créatrice.

        Ô mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre Cœur, je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer… jusqu’à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et je vous demande de me « revêtir de vous-même », d’identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m’envahir, de vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu’un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

        Ô Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous écouter, je veux me faire tout enseignable, afin d’apprendre tout de vous. Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière ; ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

        Ô Feu consumant, Esprit d’amour, « survenez en moi » afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, « couvrez-la de votre ombre », ne voyez en elle que le « Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances ».

        Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie. Ensevelissez-vous-en moi pour que je m’ensevelisse en vous, en attendant d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs.

AMEN  



PENTECÔTE, demandons les 7 dons de l’Esprit

5 juin 2020

Le prophète Isaïe annonce la venue du Messie, qui porte en lui des dons qu’il répandra sur la Terre et, qui, par sa présence et son Esprit transformera en profondeur notre humanité :

 Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur– qui lui inspirera la crainte du Seigneur.

Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs.

Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins. (Isaïe 11,1-5)

Les 7 dons de l’Esprit (Isaïe 11,2-3)

La tradition de l’Eglise a identifié 7 dons de l’Esprit que le Christ a manifesté quand il était parmi nous et que transmet l’Esprit Saint à l’homme. Vivre les dons de l’Esprit, c’est vivre dans le souffle de Dieu, devenir pleinement humain.

L’Esprit de Crainte ou d’Adoration est celui qui nous inspire le respect de Dieu. Dieu est Dieu, Il est notre Créateur, notre Libérateur : pas d’autres Dieux que Lui. Ce don est la base de tous les autres

Demandons en cette fête de Pentecôte au Père d’envoyer son Esprit aux 7 dons, qu’Il renouvelle la face de la terre en rendant les hommes plus humains à « l’image et à la ressemblance de Dieu » (Genèse 1,26).

L’Esprit de Piété est celui qui nous conduit à la prière et par la prière à la douceur. « Heureux les doux, ils auront la terre en partage » dit Jésus (Matt. 5,4). Il guide notre vie au partage, à faire de la terre un lieu où chacun trouve sa place, est respecté en tant que créature du Seigneur.

L’Esprit de Force est celui qui nous permet d’aller au bout de notre engagement, de rester fidèle afin que nos actes soient conformes à notre parole.

L’Esprit de Science ou de Connaissance, est celui qui nous permet de comprendre le sens de la vie, le secret de chaque être vivant.

L’Esprit de Conseil est celui qui nous permet d’être à l’écoute des autres et de comprendre ce dont ils ont besoin.

L’Esprit d’Intelligence est celui qui ouvre notre esprit au sens de Dieu, qui nous permet de penser et d’agir en communion avec Dieu.

L’Esprit de Sagesse est celui qui nous permet de prendre les justes décisions, d’éviter le mal et de faire le bien.

« L’Esprit de Vérité, Il vous guidera vers la vérité toute entière » (Jean 16,13) 

SÉQUENCE DE PENTECÔTE

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
et envoie du haut de ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
donne la joie éternelle. Amen.



Jour 9 : la Maîtrise de soi – Neuvaine à l’Esprit-Saint

30 mai 2020

Préparons-nous à la Pentecôte en demandant à l’Esprit-Saint le don de la maîtrise de soi. À la lumière de l’Évangile, méditons l’exemple de vie de sainte Claire d’Assise. 

Déroulé de la prière

– Chant : Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies. (bis)

– 1ère Lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (6, 11-12)

– Veni Creator

Viens en nous, Esprit Créateur
Visite les âmes des tiens ;
Emplis de la grâce d’en haut
Les cœurs qui sont tes créatures.

Toi qu’on appelle Conseiller
Don du Seigneur de Majesté,
Source vive, feu, Charité
Toi qui es onction spirituelle,

Toi le Donateur aux sept Dons,
Puissance de la main de Dieu,
Toi que le Père avait promis,
Qui fais jaillir notre louange,

Mets ta lumière en nos esprits,
Répands ton amour en nos cœurs,
Et que ta force sans déclin
Tire nos corps de leur faiblesse.

Repousse l’adversaire au loin ;
Sans tarder donne-nous la paix ;
Ouvre devant nous le chemin :
Que nous évitions toute faute !

Fais-nous connaître Dieu le Père,
Fais-nous apprendre aussi le Fils
Et croire en tout temps que tu es
L’unique Esprit de l’un et l’autre.

– Notre Père

– Oraison


Sainte Claire d’Assise, modèle de maîtrise de soi

Sainte Claire est un bel exemple de ce que produit l’Esprit-Saint dans un cœur humain. Aujourd’hui, cherchons comment intégrer son exemple dans notre vie.

En ce début de XIII° siècle assoiffé de pureté évangélique, Claire décide très vite de rejoindre François, le pauvre fou d’Assise, dans son idéal de pauvreté. Elle ne souhaite être dominée par rien sinon le Christ son Seigneur. Bousculant les conventions sociales et religieuses de l’époque, elle décide de choisir une vie libre de toute passion : ni l’argent, ni le pouvoir, ni les plaisirs charnels, rien ne saurait être un obstacle à son désir de sainteté. Elle a une vive conscience que toutes ces choses que nous prétendons gouverner finissent tôt ou tard par nous maîtriser. Or Claire veut être libre pour aimer et se laisser aimer. Poussée par l’Esprit de liberté, elle voit grandir en elle ce fruit de la maîtrise de soi dans la véritable chasteté qui repousse toute idée de domination extérieure pour ne choisir que Dieu. Son époux c’est le Christ : elle ne veut pas d’autre maître. C’est à lui que l’épouse animée par l’Esprit dit « viens ! »



Jour 8 : la Douceur – Neuvaine à L’Esprit-Saint

29 mai 2020

Préparons-nous à la Pentecôte en demandant à l’Esprit-Saint le don de la douceur. À la lumière de l’Évangile, méditons l’exemple de vie du bienheureux Charles de Foucauld. 

Déroulé de la prière

– Chant : Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies. (bis)

– Lettre de saint Paul apôtre à Tite (3, 1-5)

– Veni sancte spiritus

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

– Notre Père

– Oraison


Bienheureux Charles de Foucauld, modèle de douceur

Charles de Foucauld est un bel exemple de ce que produit l’Esprit-Saint dans un cœur humain. Aujourd’hui, cherchons comment intégrer son exemple dans notre vie.

Il n’est qu’à regarder une photo du bienheureux Charles de Foucauld à la fin de sa vie et de la comparer à une autre de sa jeunesse pour voir tout le travail de l’Esprit en lui. Là où l’expression de ses yeux ne reflétait que morgue, nous voyons dans le dernier cliché toute la douceur que sa conversion au Christ avait provoqué en lui. Son regard est transfiguré.

Militaire dominateur, séducteur invétéré, Charles eut la grâce de rencontrer le Christ doux et humble de cœur. Et cette rencontre changea radicalement sa vie. Sous l’action de l’Esprit-Saint, il chercha l’humilité la plus grande, dans la vie religieuse, comme jardinier à Nazareth, puis au fin fond du désert du Sahara, où il montra pour les populations locales une grande douceur bien loin des accents guerriers de cette époque. Il voulait être pour tous un frère. Laissons à notre tour l’Esprit-Saint nous donner cette humble douceur qui transformera notre regard et fera de nous des témoins lumineux de la Résurrection.