Le Coin Prière

Jour 8 : la Douceur – Neuvaine à L’Esprit-Saint

29 mai 2020

Préparons-nous à la Pentecôte en demandant à l’Esprit-Saint le don de la douceur. À la lumière de l’Évangile, méditons l’exemple de vie du bienheureux Charles de Foucauld. 

Déroulé de la prière

– Chant : Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies. (bis)

– Lettre de saint Paul apôtre à Tite (3, 1-5)

– Veni sancte spiritus

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

– Notre Père

– Oraison


Bienheureux Charles de Foucauld, modèle de douceur

Charles de Foucauld est un bel exemple de ce que produit l’Esprit-Saint dans un cœur humain. Aujourd’hui, cherchons comment intégrer son exemple dans notre vie.

Il n’est qu’à regarder une photo du bienheureux Charles de Foucauld à la fin de sa vie et de la comparer à une autre de sa jeunesse pour voir tout le travail de l’Esprit en lui. Là où l’expression de ses yeux ne reflétait que morgue, nous voyons dans le dernier cliché toute la douceur que sa conversion au Christ avait provoqué en lui. Son regard est transfiguré.

Militaire dominateur, séducteur invétéré, Charles eut la grâce de rencontrer le Christ doux et humble de cœur. Et cette rencontre changea radicalement sa vie. Sous l’action de l’Esprit-Saint, il chercha l’humilité la plus grande, dans la vie religieuse, comme jardinier à Nazareth, puis au fin fond du désert du Sahara, où il montra pour les populations locales une grande douceur bien loin des accents guerriers de cette époque. Il voulait être pour tous un frère. Laissons à notre tour l’Esprit-Saint nous donner cette humble douceur qui transformera notre regard et fera de nous des témoins lumineux de la Résurrection.



Jour 7 : la Foi – Neuvaine à l’Esprit-Saint

28 mai 2020

Préparons-nous à la Pentecôte en demandant à l’Esprit-Saint le don de la Foi. À la lumière de l’Évangile, méditons l’exemple de vie de saint Louis. 

Déroulé de la prière

– Chant : Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies. (bis)

– Livre des Actes des Apôtres (1, 37-40)

– Veni Creator

Viens en nous, Esprit Créateur
Visite les âmes des tiens ;
Emplis de la grâce d’en haut
Les cœurs qui sont tes créatures.

Toi qu’on appelle Conseiller
Don du Seigneur de Majesté,
Source vive, feu, Charité
Toi qui es onction spirituelle,

Toi le Donateur aux sept Dons,
Puissance de la main de Dieu,
Toi que le Père avait promis,
Qui fais jaillir notre louange,

Mets ta lumière en nos esprits,
Répands ton amour en nos cœurs,
Et que ta force sans déclin
Tire nos corps de leur faiblesse.

Repousse l’adversaire au loin ;
Sans tarder donne-nous la paix ;
Ouvre devant nous le chemin :
Que nous évitions toute faute !

Fais-nous connaître Dieu le Père,
Fais-nous apprendre aussi le Fils
Et croire en tout temps que tu es
L’unique Esprit de l’un et l’autre.

– Notre Père

– Oraison


Saint Louis, modèle de foi

Saint Louis est un bel exemple de ce que produit l’Esprit-Saint dans un cœur humain. Aujourd’hui, cherchons comment intégrer son exemple dans notre vie.

Saint Louis, roi de France, issu d’une lignée prestigieuse, signait son courrier « Louis de Poissy ». En effet pour lui son plus beau titre de gloire était son baptême. Ayant reçu une éducation sans concession par sa mère sainte Blanche de Castille qui lui avait dit préférer le voir mort que souillé d’un péché mortel, Louis fit honneur à ce désir de sainteté. La suite du Christ pour lui n’était pas une option, mais un vif désir. L’Esprit-Saint suscita en lui une foi fidèle, tant dans sa piété que dans ses actes. Visitant les lépreux, lavant les pieds des moines, choisissant toujours de privilégier l’écoute des pauvres dans les procès, amenant pieds nus la sainte couronne à Notre-Dame, Louis a voulu unifier sa vie autour de sa foi en Jésus. On peut bien sûr avec notre regard contemporain, juger telle ou telle décision politique mais au cœur du Moyen-Age, Louis fut vraiment une figure d’homme de foi qui laissa l’Esprit-Saint guider sa vie privée comme sa vie publique. Un exemple encore aujourd’hui pour nous, chrétiens des Yvelines.



Jour 6 : la Bienveillance – Neuvaine à L’Esprit-Saint

27 mai 2020

Préparons-nous à la Pentecôte en demandant à l’Esprit-Saint le don de la bienveillance. À la lumière de l’Évangile, méditons l’exemple de vie de saint Joseph.

Déroulé de la prière

– Chant : Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies. (bis)

– Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (1, 19-25)

– Veni sancte spiritus

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

– Notre Père

– Oraison


Saint Joseph, modèle de bienveillance

Saint Joseph est un bel exemple de ce que produit l’Esprit-Saint dans un cœur humain. Aujourd’hui, cherchons comment intégrer son exemple dans notre vie.

Joseph est un modèle de bienveillance. Être bienveillant, cela commence par voir le bien plutôt que le mal. Malgré son trouble face à la grossesse de celle qui lui est promise, il ne veut pas lui faire de tort. Être bienveillant c’est garder une capacité à chercher ce qui est bon en l’autre, pour en prendre soin et le faire grandir. Être bienveillant, c’est bien voir et c’est bien veiller. Joseph est celui qui veille sur ceux qui lui sont confiés. Il prend soin de cette étonnante famille, la protégeant des violences, et offrant à Jésus les conditions de sa croissance humaine et spirituelle. Être bienveillant c’est aussi savoir rester chaste et à bonne distance de ceux sur qui on veille. Joseph prend toute sa place mais rien que sa place. Nul doute que, comme pour sa sainte épouse, l’Esprit-Saint l’a pris lui aussi sous son ombre pour lui faire porter du fruit.



Jour 5 : la Bonté – Neuvaine à l’Esprit-Saint

26 mai 2020

Préparons-nous à la Pentecôte en demandant à l’Esprit-Saint le don de la bonté. À la lumière de l’Évangile, méditons l’exemple de vie de sainte Jeanne Jugand. 

Déroulé de la prière

– Chant : Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies. (bis)

– Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (13, 34-35)

– Commentaire

– Veni Creator

Viens en nous, Esprit Créateur
Visite les âmes des tiens ;
Emplis de la grâce d’en haut
Les cœurs qui sont tes créatures.

Toi qu’on appelle Conseiller
Don du Seigneur de Majesté,
Source vive, feu, Charité
Toi qui es onction spirituelle,

Toi le Donateur aux sept Dons,
Puissance de la main de Dieu,
Toi que le Père avait promis,
Qui fais jaillir notre louange,

Mets ta lumière en nos esprits,
Répands ton amour en nos cœurs,
Et que ta force sans déclin
Tire nos corps de leur faiblesse.

Repousse l’adversaire au loin ;
Sans tarder donne-nous la paix ;
Ouvre devant nous le chemin :
Que nous évitions toute faute !

Fais-nous connaître Dieu le Père,
Fais-nous apprendre aussi le Fils
Et croire en tout temps que tu es
L’unique Esprit de l’un et l’autre.

– Notre Père

– Oraison


Sainte Jeanne Jugan, modèle de bonté

Sainte Jeanne Jugan est un bel exemple de ce que produit l’Esprit-Saint dans un cœur humain. Aujourd’hui, cherchons comment intégrer son exemple dans notre vie.

Née à Cancale, en Bretagne, au cœur de la Révolution française, Jeanne Jugan décide de refuser une demande en mariage car dit-elle : « Dieu me veut pour lui. Il me garde pour une œuvre qui n’est pas connue, pour une œuvre qui n’est pas encore fondée ». L’Esprit-Saint travaillait et préparait effectivement son cœur pour qu’elle soit consacrée à la charité. Elle s’installe à côté de Saint-Malo et visite les pauvres de la paroisse avec une amie.

Un soir d’hiver 1839, Jeanne découvre une pauvre dame âgée, aveugle et infirme, transie de froid. Elle l’accueille chez elle. Bientôt, elle en recueille une autre, puis une troisième. Rapidement, cette bonté rayonna et elle fut rejointe par quelques jeunes femmes. Ce furent les prémices de  la congrégation des Petites Sœurs des Pauvres qu’elle fonda à partir de 1842.

Ainsi, animée par l’Esprit de Charité, elle avait fait de sa vie un don pour qu’à travers elle la bonté du Christ puisse être manifestée.



Jour 4 : la Patience – Neuvaine à L’Esprit-Saint

25 mai 2020

Déroulé de la prière

– Chant : Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies. (bis)

– Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (18, 1-8)

– Veni sancte spiritus

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

– Notre Père

– Oraison


Sainte Monique, modèle de patience

Sainte Monique est un bel exemple de ce que produit l’Esprit-Saint dans un cœur humain. Aujourd’hui, cherchons comment intégrer son exemple dans notre vie.

Sainte Monique est un modèle de patience. Mais de patience active. La patience, ce n’est pas en effet, attendre que les choses arrivent comme un spectateur. Être patient, c’est mettre en œuvre tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’avec la grâce de Dieu, nous obtenions ce que nous désirons, au moment opportun.

Sans se lasser, sous l’action de l’Esprit-Saint, Monique a fait monter vers Dieu sa prière pour son fils Augustin, demandant sa conversion. Elle avait en effet embrassé la foi chrétienne tandis que lui se détournait de Jésus pour trouver la vérité dans la philosophie. Mais un jour, au terme d’un itinéraire riche en virements de bord, Augustin finit par arriver au port de la foi chrétienne et jeta l’ancre de l’espérance en Jésus, chemin, vérité et vie.

Au terme de sa vie, sainte Monique, vit donc la concrétisation de sa prière patiente et fervente. Comme le dit saint Paul, l’Espérance ne déçoit pas, et l’Esprit-Saint donne la grâce de la patience à qui la demande.



Jour 3 : la Paix – Neuvaine à l’Esprit-Saint

24 mai 2020

Déroulé de la prière

– Chant : Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies. (bis)

– Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 27)

– Veni Creator

Viens en nous, Esprit Créateur
Visite les âmes des tiens ;
Emplis de la grâce d’en haut
Les cœurs qui sont tes créatures.

Toi qu’on appelle Conseiller
Don du Seigneur de Majesté,
Source vive, feu, Charité
Toi qui es onction spirituelle,

Toi le Donateur aux sept Dons,
Puissance de la main de Dieu,
Toi que le Père avait promis,
Qui fais jaillir notre louange,

Mets ta lumière en nos esprits,
Répands ton amour en nos cœurs,
Et que ta force sans déclin
Tire nos corps de leur faiblesse.

Repousse l’adversaire au loin ;
Sans tarder donne-nous la paix ;
Ouvre devant nous le chemin :
Que nous évitions toute faute !

Fais-nous connaître Dieu le Père,
Fais-nous apprendre aussi le Fils
Et croire en tout temps que tu es
L’unique Esprit de l’un et l’autre.

– Notre Père

– Oraison


Sainte Catherine de Sienne, modèle de paix

Sainte Catherine de Sienne est un bel exemple de ce que produit l’Esprit-Saint dans un cœur humain. Aujourd’hui, cherchons comment intégrer son exemple dans notre vie.

Dans les Béatitudes, le Seigneur Jésus nous invite à être artisans de paix ; c’est à dire artisan de communion, de réconciliation. Les humains doivent donc travailler à la paix dans le monde et pour cela laisser l’Esprit d’unité travailler leur cœur. Il n’y a de paix véritable que dans la justice et il n’y a de justice que si l’on se laisse ajuster par Dieu et convertir par l’Esprit-Saint. Travailler à faire tomber les barrières entre les hommes nécessite de faire disparaître les divisions à l’intérieur de nous.

Sainte Catherine de Sienne est un exemple d’artisan de paix et de femme ayant accueilli en elle la paix comme un don de Dieu.

Tout au long de sa vie elle a cherché à réconcilier une Église divisée à cause des schismes en Occident. Elle a négocié la paix entre les États pontificaux et Florence. Mais elle n’a pu faire cela que parce qu’elle était une femme de paix intérieure. Femme de contemplation de Dieu, notamment de la Passion du Seigneur, elle donnait une grande importance à la connaissance de soi. Se connaître soi-même dans le souffle de l’Esprit-Saint, Esprit de vérité, de connaissance et de discernement, permet de repérer les divisions intérieures, de les combattre et d’accueillir la paix que Dieu donne. La connaissance de soi, dans l’Esprit-Saint, permet de ne pas être submergé par la vue de son péché, car l’Esprit créateur révèle notre beauté fondamentale de créature. Ainsi pacifié intérieurement, on peut servir la paix dans le monde.



Dimanche 24 mai 2020 7ème Dimanche de Pâques

Parole de Dieu et son petit commentaire

Première lecture (Ac 1, 12-14)

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. –

Psaume (Ps 26 (27), 1, 4, 7-8)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple. Écoute, Seigneur, je t’appelle ! Pitié ! Réponds-moi ! Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. » 

Deuxième lecture (1 P 4, 13-16)

Bien-aimés, dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera. Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur. Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.

Évangile (Jn 17, 1b-11a)

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

PETIT COMMENTAIRE

Oui le Seigneur est ma Lumière et mon Salut comme nous chantons avec le psalmiste ce we.

Ce dimanche nous avons à nouveau la joie de nous rassembler pour célébrer Notre Seigneur et notre Salut après plus de deux mois de confinement et d’impossibilité de se rassembler pour célébrer. La parole de Dieu vient éclairer ce moment si joyeux.

La première lecture nous rappelle qui nous rassemble, l’Evangile nous donne le sens de ce rassemblement et la deuxième lecture nous fait comprendre comment être les témoins du mystère que nous célébrons.

La première lecture nous rappelle que celui qui nous rassemble dès l’origine est celui qui nous a quitté, qui est passé de ce monde au Père. Nous voyons dans l’Eglise naissante rassembler : les 12 apôtres que Dieu a choisi et parmi eux celui qui remplace Judas, les femmes qui furent témoins et de la passion et de la résurrection de Jésus quand ces mêmes apôtres à une exception près avaient fui Jésus lors de Sa Passion, Marie, la mère de Jésus devenue notre mère par la volonté du Seigneur au moment même de Sa Passion et ses frères, ceux qui ont grandi avec Jésus dans sa vie ordinaire et même dira Jésus ceux qui écoutent et gardent la parole du Seigneur. Et bien, nos communautés paroissiales sont jusqu’à la fin des temps à la ressemblance de cette communauté primitive. Nos Eglises reposent sur la foi et le martyr des douze apôtres que Dieu lui-même a choisi et nos églises paroissiales nous le rappellent par les douze croix de consécration qui sont inscrites sur les murs ou piliers de nos églises. Elles nous le rappellent aussi par les évêques et les prêtres qui sont les successeurs des apôtres et structurellement reliés à eux par le sacrement d’ordination. Les femmes, à l’origine ces premiers témoins à la fois courageuses et peu sûrs d’elles, existent toujours, ce sont elles qui assurent la transmission de la foi aux enfants, aux jeunes et aux adultes encore aujourd’hui. La vierge Marie, nous pouvons sentir sa présence à chaque rassemblement au nom de Son Fils et beaucoup pendant la pandémie se sont rapprochés d’elle et plusieurs ont découvert à quel point elle est cette maman du Ciel que le Seigneur donne à notre humanité pour nous dire à quel point notre humanité est belle quand elle est l’humble servante du Seigneur et pour nous rassurer dans nos tempêtes et nos épreuves en se confiant à son intercession. Enfin, il y’a les frères de Jésus qui aiment Jésus dans leur vie ordinaire et qui ne sont pas fans de ses miracles et qui comprennent à quel point le Seigneur est venu sanctifier notre vie simple et ordinaire en devenant à la suite de Joseph, l’humble charpentier de Nazareth.

L’Evangile nous plonge dans le sens de la messe. Nous entendons en Jean 17, la dernière prière de Jésus avant de vivre Sa Passion, prière par laquelle Il dit donc le sens de Sa Passion. On l’appelle la prière sacerdotale, puisque par cette prière s’offre au Père pour le salut du monde et la foi de ses disciples. C’est dans cette prière que nous comprenons le mystère eucharistique que nous vivons à chaque messe. Dans la liturgie eucharistique, Jésus se rend réellement présent et nous sommes avec Marie et Jean au pied de la Croix jusqu’à la fin des temps pour contempler le mystère de Sa passion. Dans ce mystère Il s’offre lui-même pour le salut du monde et ainsi répand l’Esprit-Saint dans le monde pour le pardon des péché et la divinisation des croyants. Jésus prie particulièrement le père pour ses disciples pour ceux qui croient en Lui, ceux qui ont reconnu qu’il vient du Père et qui s’efforcent de garder ses paroles en ce monde. Ainsi la messe est moins la prière des disciples qui louent et chantent Leur seigneur, qui écoutent Sa parole pour en vivre que la prière de Jésus à son Père et, où, en s’offrant le Seigneur demande à Son Père de les garder du mauvais et répandre en leurs âmes l’Esprit-Saint afin que Jésus puisse être glorifié sur Terre à travers eux. Nous comprenons alors que nous sommes aujourd’hui la Gloire de Jésus sur Terre comme Jésus fût la gloire du père à travers la vie de Jésus de Nazareth, depuis l’annonciation jusqu’à son ascension. Ainsi dans la messe, nous recevons notre identité de Celui qui s’offre au père et qui en s’offrant prie pour nous, les disciples.

Jésus dans sa prière dit au Père qu’Il veut être glorifié en nous et c’est de cela dont nous parle la deuxième lecture extrait de la première Lettre de Pierre. Saint Pierre nous exhorte à la sainteté, à vivre en enfants de Dieu et cela peut nous conduire à souffrir. Mère Térésa disait l’amour fait mal, car l’amour véritable conduit à faire l’expérience de la souffrance par amour. Ainsi comme dit Saint Pierre et à travers lui l’Eglise jusqu’à la fin des temps vivre en chrétien ce n’est pas nous différencier des autres dans la façon de nous habiller ou de manger, mais dans une façon de vivre qui nous met sous le registre de la grâce du Christ. Nous sommes ce que le Christ fait de nous, c’est d’ailleurs pour cela que les chrétiens ont reçu le beau nom de chrétiens, non pas d’eux-mêmes, mais de ceux qui les voyaient vivre dans la ville d’Antioche. Le chrétien est celui qui reçoit sa vie du Christ et qui ainsi essaye de l’imiter dans ses pensées, ses paroles et ses actes et c’est en cela qu’il se différencie des autres. Aussi saint Pierre, l’Eglise nous dit si tu souffres par ce que tu es mauvais, tu es comme tout le monde, mais si tu souffres parce que t’efforces de vivre selon la grâce du Seigneur, tu n’as rien à craindre car tu vis dans le Christ et sois joyeux d’être jugé digne de souffrir pour le nom de Jésus.

Ainsi par les lectures du jour nous retrouvons la joie de nous rassembler comme la primitive Eglise avec M            arie et les apôtres, la joie de vivre le mystère de l’Eucharistie et d’entendre Jésus prier le Père pour chacun d’entre nous, la joie d’être appelé à glorifier le Fils au milieu de ce monde par une vie digne d’un chrétien.

Nous pouvons alors chanter pour toujours avec le psaume du roi David « Le Seigneur est le rempart de ma vie, de qui aurais-je crainte ? »

Prière du jour

Pendant 9 jours, notre évêque nous invite à dire une neuvaine à l’Esprit Saint, en méditant sur ce que nous dit Jésus de l’Esprit dans l’Evangile du jour et en disant le Veni Creator :

  Viens, Esprit Créateur,
visite l’âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d’En-Haut
les cœurs que tu as créés.   Toi qu’on nomme le Conseiller,
don du Dieu très-Haut,
source vive, feu, charité,
invisible consécration.   Tu es l’Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
L’Esprit de vérité promis par le Père,
c’est toi qui inspires nos paroles.   Allume en nous ta lumière,
emplis d’amour nos cœurs,
affermis toujours de ta force
la faiblesse de notre corps.  
  Repousse l’ennemi loin de nous,
donne-nous ta paix sans retard,
pour que, sous ta conduite et ton conseil,
nous évitions tout mal et toute erreur.   Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.   Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l’Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles. Amen  



Samedi 23 mai 2020, 6ème Semaine du Temps Pascal de la férie

23 mai 2020

Lectures de la messe

PREMIÈRE LECTURE

« Apollos démontrait par les Écritures que le Christ, c’est Jésus » (Ac 18, 23-28)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul partit. Il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples. Or, un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, venait d’arriver à Éphèse. C’était un homme éloquent, versé dans les Écritures. Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l’Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais, comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean le Baptiste. Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquila l’entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu. Comme Apollos voulait se rendre en Grèce, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu. En effet, avec vigueur il réfutait publiquement les Juifs, en démontrant par les Écritures que le Christ, c’est Jésus.

– Parole du Seigneur. 

PSAUME

R/ Dieu est le roi de toute la terre. ou : Alléluia ! (46, 8a)

Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre.

Car Dieu est le roi de la terre :
que vos musiques l’annoncent !
Il règne, Dieu, sur les païens,
Dieu est assis sur son trône sacré.

Les chefs des peuples se sont rassemblés :
c’est le peuple du Dieu d’Abraham.
Les princes de la terre sont à Dieu
qui s’élève au-dessus de tous.

ÉVANGILE

« Le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru » (Jn 16, 23b-28)

Alléluia. Alléluia.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père.
Alléluia. (Jn 16, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite. En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père. Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »

– Acclamons la Parole de Dieu. 



Jour 2 : la Joie – Neuvaine à L’Esprit Saint

Déroulé de la prière

– Chant : Jésus, toi qui as promis d’envoyer l’Esprit à ceux qui te prient, Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, voici l’offrande de nos vies. (bis)

– Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 10-11)

– Veni sancte spiritus

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

– Notre Père

– Oraison


À l’exemple de la Vierge Marie

La Vierge Marie est bien sûr le grand modèle de la joie. Aujourd’hui, cherchons comment intégrer son exemple dans notre vie.

Elle exulte sous l’action de l’Esprit-Saint lors de la Visitation et chante le Magnificat. Mais sa jubilation n’est pas qu’un bondissement extérieur. C’est une joie profonde qui surgit lors de la Bonne Nouvelle de l’incarnation du Verbe en elle. C’est une joie qui évidemment la saisira quand elle verra son fils ressuscité. Mais la joie que donne l’Esprit-Saint est une joie qui, même dans l’épreuve, ne manque pas car elle atteste que Dieu est là au cœur des ténèbres. La Vierge Marie au milieu des combats a du faire l’expérience que décrit saint François quand il parle de la joie parfaite. Dans une petite parabole où il narre des mésaventures fort désagréables, le saint conclut en disant : Je te dis que si je garde patience et ne suis pas ébranlé, qu’en cela est la vraie joie et la vraie vertu et le salut de l’âme.

Marie, depuis l’Annonciation jusqu’à la Pentecôte, en passant par le Golgotha n’est que joie car elle n’est que confiance absolue en Dieu et qu’elle est temple de l’Esprit-Saint. Dans le bonheur comme dans le malheur, Dieu est au milieu de nous et l’Esprit-Saint en atteste en nous. Là est la vraie joie !

Que les dons de l’Esprit-Saint nous permettent de faire grandir en nous ce fruit de joie dans cette période de crise que nous traversons.



Vendredi 22 mai 2020, 6ème Semaine du Temps Pascal Ste Rita de Cascia, religieuse

22 mai 2020

Première lecture (Ac 18, 9-18)

À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence. Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. » Paul y séjourna un an et demi et il enseignait parmi les Corinthiens la parole de Dieu. Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal, en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. » Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit. Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. » Et il les chassa du tribunal. Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent. Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquilas. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin.

Psaume (46 (47), 2-3, 4-5, 6-7)

Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, le grand roi sur toute la terre. Celui qui nous soumet des nations, qui tient des peuples sous nos pieds ; il choisit pour nous l’héritage, fierté de Jacob, son bien-aimé. Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor. Sonnez pour notre Dieu, sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez ! 

Évangile (Jn 16, 20-23a)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »

PETIT COMMENTAIRE

« Votre joie personne en vous l’enlèvera. » La joie chrétienne est fondée sur l’expérience de la rencontre avec le Christ ressuscité et cette joie-là est tellement personnelle et unique que personne ne peut l’enlever à celui qui en a fait l’expérience.

Elle est une des caractéristiques du Royaume, avec la justice et la paix nous dit saint Paul (Romains 14,17). Jésus est ressuscité : il est vivant, entré dans la gloire du Ciel et nous convoque à partager cette gloire. Nous avons aussi cette joie de savoir que personne ne peut enlever de la main du Seigneur celui qui a été saisi par la main du Seigneur : « telle est la volonté de mon Père que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donné mais que je les ressuscite au dernier jour. » (Jean 6, 39). La rencontre du ressuscité est promesse-assurance de ressusciter à notre tour, et cela malgré nos contradictions et insuffisances.

Ainsi le pape Paul VI écrira un petit texte sur la Joie chrétienne pour nous dire que c’est elle qui caractérise le chrétien : pas la rupture d’avec l’esprit du monde, pas les larmes des épreuves, pas le rejet de la part de ceux qui se laissent gouverner par l’esprit du monde, pas une communauté qui par son mode de vie le distingue du monde. Tout cela est vrai mais le caractérise bien moins que cette joie qu’on ne peut lui enlever. Le Christ est vivant et je suis appelé à partager Sa Gloire.

Ainsi cette joie est communicative et nous fait entrer dans l’amour de Dieu pour ce monde et cet amour est plus grand plus fort que tout, car il ne cesse de le renouveler par Son Souffle. Lez chrétien vit de ce Souffle de Dieu en accueillant l’Esprit Saint et en se laissant guider par lui. L’esprit nous fait expérimenter la Miséricorde divine et nous divinise. Notre présent est animé par le Souffle en nous sachant pécheur pardonné et en avançant dans la confiance vers le Ciel. Le souffle ne cesse de nous faire naitre nouveau en ce monde, et c’est l’expérience de la mère qui donne vie à un être humain qui illustre le mieux cette joie dont il est difficile de parler tant elle n’est pas de ce monde.

Prière :

Pendant 9 jours, notre évêque nous invite à dire une neuvaine à l’Esprit Saint, en méditant sur ce que nous dit Jésus de l’Esprit dans l’Evangile du jour et en disant le Veni Creator :

  Viens, Esprit Créateur,
visite l’âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d’En-Haut
les cœurs que tu as créés.   Toi qu’on nomme le Conseiller,
don du Dieu très-Haut,
source vive, feu, charité,
invisible consécration.   Tu es l’Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
L’Esprit de vérité promis par le Père,
c’est toi qui inspires nos paroles.   Allume en nous ta lumière,
emplis d’amour nos cœurs,
affermis toujours de ta force
la faiblesse de notre corps.  
  Repousse l’ennemi loin de nous,
donne-nous ta paix sans retard,
pour que, sous ta conduite et ton conseil,
nous évitions tout mal et toute erreur.   Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.   Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l’Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles. Amen